CET INDICE BOURSIER A DéJà FAIT +28 % DEPUIS LE DéBUT DE L'ANNéE 2026

Le MSCI AC Asia Pacific ex Japan affiche encore environ 28 % de hausse depuis janvier, loin devant le S&P 500 à 9 %. Pourtant, l'Asie reste sous-représentée dans les portefeuilles français.

Depuis le 1er janvier 2026, l'indice MSCI AC Asia Pacific ex Japan, qui regroupe les grandes capitalisations de la région hors Japon (c'est-à-dire la Chine, l'Inde, la Corée du Sud, Taïwan, l'Australie, Hong Kong, Singapour, ainsi que les marchés émergents d'Asie du Sud-Est comme l'Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie ou les Philippines) a signé une performance d'environ 28 %. Une très belle progression qui ne fait pourtant pas beaucoup de bruit. En face, le S&P 500 américain n'a pris que 9 % sur la même période, et le MSCI World, qui permet d'investir sur les plus grandes places mondiales, plafonne autour de 13 %.

L'écart de performance entre l'Asie et les États-Unis n'a jamais été aussi marqué depuis plusieurs années. Et il y a un marché qui explique une bonne partie de cette avance : la Corée du Sud. En effet, depuis le 1er janvier 2026, l'indice sud-coréen Kospi a progressé de 68 %. Il a même dépassé les 100 % durant tout le mois de juin 2026, avec un plus haut autour e 110 %, avant de subir de plein fouet, lui aussi, les inquiétudes sur l'intelligence artificielle. Malgré la redescente, 68 % est toujours une très belle performance. Et selon Helen Keung, gérante de portefeuille au sein de l'équipe Asia-Pacific Equities de Robeco, elle ne devrait pas se tarir, car la région asiatique a encore beaucoup à rattraper sur les États-Unis.

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Une hausse portée par les puces et les semi-conducteurs

L'avance qu'a prise la Corée du Sud s'explique en grande partie par le poids des semi-conducteurs dans les indices asiatiques. En effet, Samsung Electronics et SK Hynix, les deux géants coréens de la puce mémoire, ont porté une bonne partie de la hausse du Kospi depuis un an, portés par la demande liée à l'intelligence artificielle, considérée comme le « placement de la décennie ». Début juillet, les craintes de surcapacité dans le secteur de la mémoire ont fait perdre 17,5 % à SK Hynix sur les premiers jours du mois. Le titre reste malgré tout l'un des grands gagnants de l'année en Asie.

Pour Helen Keung, l'Asie occupe encore une place trop faible dans les portefeuilles français au regard de son potentiel. « L'Asie reste sous-détenue chez les investisseurs français », explique-t-elle. Pour elle, la Corée du Sud et Samsung sont les exemples typiques « d'opportunités encore mal exploitées » dans notre pays.

Les opportunités en dehors de la Corée

Le même constat vaut pour la Chine, selon Helen Keung. Les actions chinoises cotées à Shanghai et Shenzhen ont surperformé cette année les actions chinoises cotées à l'international, portées par leur exposition plus forte à la technologie, à l'industrie et aux matériaux. Elle considère la Chine comme un marché encore sous-investi en France, dans un contexte de normalisation et d'ouverture qu'elle présente comme une zone à considérer pour les investisseurs.

Néanmoins, toutes les zones asiatiques ne se valent pas face aux tensions actuelles. Helen Keung distingue l'Inde comme un marché en forte croissance, mais particulièrement exposé au risque du conflit iranien, notamment à travers sa dépendance aux importations de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz. Néanmoins, l'experte assure que d'autres pays, comme l'Indonésie et le Vietnam, sont en train de connaître un boom démographique, avec donc de futures opportunités.

2026-07-09T07:45:12Z